Votre collectivité

Voeux aux Forces vives du Président Daniel Gibbs

Voeux aux Forces vives du Président Daniel Gibbs

MARIGOT - 31 JANVIER 2020

 

Monsieur le secrétaire général,

Monsieur le Gouverneur de Sint-Maarten,

Madame le Premier Ministre,

Monsieur le Président du Parlement,

Monsieur le Sénateur,

Mesdames et Messieurs les vice-présidents,

Mesdames et messieurs les conseillers territoriaux,

Monsieur le Président du CESC,

Madame la proviseure du Lycée de Marigot, madame la Principale du Collège Mont des Accords, je vous remercie toutes deux de nous accueillir ce soir,

Mesdames et messieurs les représentants des fédérations socio-professionnelles,

Mesdames et messieurs les représentants des associations,

Mesdames et messieurs les membres de la presse,

Chers invités,

Bonsoir à tous,

C’est un honneur de vous avoir à mes côtés, pour partager cette cérémonie des vœux.

Je vous souhaite à tous une très bonne année 2020.

Je voudrais avant tout remercier Madame HAMLET, Proviseure du Lycée professionnel, Monsieur ANNEROSE responsable du GRETA et leurs équipes, ainsi que Madame KARAM, principale du collège Mont des Accords, pour l’accueil qui nous est réservé ce soir.

J’ai souhaité organiser mes vœux dans ce lieu symbolique à plus d’un titre :

  • Tout d’abord parce qu’à sa création en 1990, le LPO a changé la vie de nombreuses familles en apportant un enseignement de qualité à Saint-Martin.

Ce lycée a vu passer la réussite au baccalauréat et aux examens techniques de milliers de saint-martinois et de St Barth.

C’est un lieu de Savoir, que je suis heureux de mettre à l’honneur, ce soir.

  • Rebaptisé « Lycée professionnel de St Martin » l’année dernière, le bâtiment a bénéficié d’une réhabilitation parasismique complète, pour un montant de 3.8 Millions d’euros.

C’était une attente forte de la communauté scolaire et je suis très satisfait que la Collectivité ait pu mener à bien ces travaux, avec l’aide de l’Etat et de l’Europe.

  • Enfin, j’ai voulu mettre à l’honneur la section hôtellerie-restauration, dont les élèves ont préparé le cocktail qui vous sera servi tout à l’heure.

Il me tenait à cœur de voir nos lycéens dans l’exercice de leur futur métier et de les valoriser auprès de nos socio-professionnels, ici présents, pour qu’ils sachent que ces jeunes forces vives seront bientôt sur le marché du travail.

 

Mesdames et messieurs,

Dit autrement, je vous encourage à recruter local !

Cette formation qualifiante et toutes celles qui sont dispensées dans cet établissement, la section hôtellerie-restauration – accueil clientèle - menuiserie – la section bateau, la section mécanique…, sont une richesse pour le secteur économique saint-martinois.

Madame la proviseure, mesdames et messieurs du GRETA,

Merci encore de nous accueillir et tous mes encouragements aux jeunes qui se sont mobilisés ce soir.

  • Les vœux aux forces vives du territoire sont un temps fort de la vie politique, et habituellement une occasion d’évoquer les priorités de l’année à venir.

J’ai choisi d’en faire un moment de vérité et de vous dire - sans détours ni langue de bois - où nous en sommes réellement aujourd’hui.

Vous dire quels sont nos difficultés et nos espoirs.

Car bien heureusement - et je suis quelqu’un de foncièrement optimiste – lorsqu’il y a de la volonté, il y a toujours de l’espoir.

Et la volonté ne manque pas.

 

Comme 2018, l’année 2019 a été difficile,

semée d’embuches pour cette mandature, ses élus, pour le personnel territorial, mais aussi pour la population.

Nous avons traversée des crises à répétition, dans un contexte socio-économique encore fragilisé par le passage d’Irma.

Nos destins sont liés.

Ce qui affecte les uns, affecte aussi les autres.

Il faut avouer que nous nous battons, depuis deux ans et demi, contre des moulins à vent !

Néanmoins, malgré les retards, les impondérables, et les dysfonctionnements, Saint-Martin s’est relevé plus vite que d’autres territoires touchés par les ouragans Irma ou Maria en 2017.

Nous nous mettons beaucoup de pression,

Nous voudrions que tout soit réglé en un temps record, alors que dans cette histoire, la notion de temps ne peut être éludée.

Reconstruire un territoire impacté à 95% demande au bas mot une mandature, c’est-à-dire 5 ans ! Il faut le rappeler à ceux qui tendent à l’oublier.

La difficulté aujourd’hui est de parvenir à consolider l’existant, pour créer les conditions de la reprise économique et permettre à tous les saint-martinois qui souhaitent investir dans leur territoire,

Car ce sont eux les premiers investisseurs, de rencontrer des opportunités durables, pour faire fructifier leur entreprise et créer des emplois.

Dans ce schéma de développement, la cohésion sociale est au cœur des enjeux de 2020.

Nous l’avons constaté en décembre dernier, lors des manifestations contre le PPRN par anticipation :

Saint-Martin doit être doté d’une véritable politique sociale car les attentes sont de plus en plus fortes.

La paix sociale à Saint-Martin tient aujourd’hui à un fil.

Elle est liée à deux facteurs clefs :

  • D’abord, la nécessité absolue pour l’Etat de corriger en profondeur le règlement du PPRN, pour créer des solutions d’avenir pour nos concitoyens installés sur le littoral, mais aussi offrir à notre territoire l’égalité des chances en termes de développement des infrastructures sur le bord de mer. 

Notre environnement régional est notre compétition, et il nous appartient d’y prendre toute notre place.

  • Ensuite, il y a urgence pour la collectivité à mettre en place des mesures de cohésion sociale au cœur des quartiers prioritaires.

C’est tout l’enjeu du contrat de ville que nous portons avec l’Etat.

Sur ce point, nous avons décidé d’agir vite et de répondre par des actions concrètes au malaise social qui touche nos quartiers prioritaires.

Pour accentuer ce lien social, la collectivité organisera, du 18 au 21 février prochain, les premières Assises du social et de l’insertion de Saint-Martin, directement dans les quatre quartiers, en allant au contact des habitants.

Il est important que vous participiez à ces travaux pour fixer ensemble des priorités et aboutir, d’ici le mois de juin 2020,

à la rédaction du Livre blanc du social qui comportera un ensemble de mesures à déployer sur la deuxième partie du mandat - en faveur de nos quartiers.  

 

C’est un acte fort pour Saint-Martin !


Mes vice-présidentes Valérie Damaseau et Annick Pétrus travaillent sur ces aspects.

Ils concernent à la fois l’action sociale et l’avenir de la jeunesse, à travers l’insertion, la formation professionnelle et l’accompagnement de la vie associative.

C’est en passant par ces travaux collaboratifs que nous parviendrons à redéfinir le cadre de vie et le vivre ensemble dans nos quartiers.

Nous pensons que c’est dans le dialogue que se trouvent les solutions et non dans le rapport de forces.

Les 3 premiers comités de suivi avec les quartiers, organisés en janvier, ont démontré toute l’utilité de cette démarche qui se révèle constructive pour débloquer certaines situations et instaurer une communication directe avec les habitants.  

Je suis un homme de dialogue et c’est dans cette dynamique que nous souhaitons travailler, mon équipe et moi, au service de la population.

Pour vous donner un exemple concret d’action prioritaire, la Collectivité vient d’ouvrir 20 postes de service-civique pour les 18-25 ans.

  • 15 postes d’ambassadeurs de l’environnement, pour sensibiliser le public au respect de la propreté et du cadre de vie quotidien,
  • 5 postes de médiateur du lien social : pour accompagner la population dans ses démarches administratives, la guider, l’informer, l’accompagner.

 

Ces postes seront pourvus à partir de la fin février, pour une durée de 6 mois.

Malgré les obstacles, malgré les attaques directes, le courage ne nous a jamais fait défaut, ni les idées !

Il n’y a que ceux qui ne travaillent pas, qui ne font pas d’erreur,

et nous irons jusqu’au bout, ensemble, pour Saint-Martin.

 

*********

J’en viens maintenant à ce qui a freiné la mise en œuvre de nos projets en 2019 : les règles contraignantes de la commande publique et le sous-dimensionnement de nos services…

Sans compter les contrôles incessants !

Loin de moi l’idée de jouer les victimes, mais Saint-Martin est probablement l’une des collectivités les plus contrôlées de France !

Et nous avons mis un point d’honneur à nous plier à toutes les exigences.

Nous avons fourni les éléments, les documents et livré les auditions nécessaires.

Parce que depuis le départ, nous travaillons dans la transparence, contrairement à ce que certains voudraient faire croire.

Notre volonté est d’inscrire la Collectivité dans une démarche d’exemplarité, afin d’appliquer stricto sensu la réglementation existante, et notamment les règles de la commande publique.

Cela implique de longues procédures, des arbitrages et des sacrifices.

Cela entraîne aussi des lenteurs administratives dans l’exécution quotidienne et l’impatience bien légitime de nos concitoyens qui ne comprennent pas pourquoi certains projets tardent à voir le jour.

 

A l’heure actuelle, plusieurs projets sont bloqués à la commande publique.

Pourtant, ces projets sont arbitrés, financés, depuis plusieurs mois.

Ils ne sortent pas pour des raisons techniques :

  • soit des erreurs administratives, des irrégularités,
  • soit le renouvellement en cours des marchés publics,
  • et puis aussi à cause de rigidités qui pourraient certainement être évitées…  

Voilà - en toute franchise – les raisons pour lesquelles la Collectivité n’avance pas à un rythme normal depuis Irma.

Cela fait les choux gras de nos détracteurs, mais ils doivent bien comprendre que ces problématiques se seraient présentées, quelle que soit l’équipe en place.  

Il faut savoir le dire et surtout travailler pour y remédier.

C’est sur notre capacité à sortir de cette ornière administrative, qu’il faudra nous juger le moment venu.  

 

C’est pourquoi j’ai demandé à notre DGS, madame Christiane Ayache, de prendre ce dossier en mains et je peux vous dire qu’elle y met toute son énergie, avec ses équipes.

Ce travail en profondeur de réorganisation va demander du temps d’exécution, et donc de la patience !

Au final, la Collectivité de Saint-Martin sera dotée d’un nouveau fonctionnement administratif intégrant tout le champ de nos compétences, avec de nouvelles procédures internes, notamment au niveau de la commande publique.

Sortir d’un fonctionnement communal… Voilà l’enjeu !

Cela aurait dû être fait, depuis bien longtemps…

sauf que les mandatures précédentes n’ont pas eu le courage

– car il en faut ! – d’engager cette réforme incontournable de notre administration.

Dans un second temps, j’ai bien l’intention, comme le permet notre Loi organique, d’obtenir une adaptation des règles de la commande publique aux réalités saint-martinoises.

Mais c’est un autre chapitre...

Au terme de cette réorganisation tous azimuts, nous aurons réussi la réforme administrative que nous avons promise dès notre arrivée aux Affaires en 2017.

C’est comme cela que nous réhausserons l’efficacité et l’image de la collectivité de Saint-Martin. 

 

Chers amis,

Ce changement est nécessaire, plus personne n’en doute !

Des résistances se font sentir, car le changement est toujours voulu pour son prochain, mais pas pour soi-même…

Mais croyez-moi, in fine, il bénéficiera à toutes et à tous !

 

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Vous le constatez, nous maintenons le cap de la feuille de route que nous avons fixée ensemble, en mars 2017, même si les turbulences nous ont obligés à écrire une nouvelle page.

Mais attention, nous effectuons aussi un virage radical dans la méthodologie, de manière à impulser une nouvelle dynamique territoriale.

Cette dynamique est portée par trois grandes priorités :

  • L’accompagnement des plus fragiles
  • Le développement économique
  • La réussite des Saint-Martinois.

Cela se traduira dans notre budget 2020 par :

  • La finalisation de la reconstruction des équipements scolaires,
  • La remise en état des équipements publics,
  • La résilience des réseaux publics.

Et en termes de développement :

  • L’urgence du réaménagement des espaces publics dans les zones touristiques,
  • L’amélioration des infrastructures au service des habitants et des professionnels,
  • Et une gestion des déchets plus efficiente.

Pour accompagner cette politique ambitieuse, notre Plan Pluriannuel d’investissement se monte à 240 millions d’euros sur les 4 ans à venir.

Un montant colossal directement réinjecté dans notre économie.

 

Chers amis,

IRMA est derrière nous, la reconstruction est réalisée aux trois quarts, nous devons maintenant nous engager dans une voie de co-construction et de développement.

Regarder devant.

C’est là que nous avons besoin de vous !

Je l’ai dit au mois de décembre, lors du conseil territorial sur les Orientations budgétaires : Il ne peut y avoir de politique sociale sans développement économique.

J’ajouterais même que l’un ne va pas sans l’autre.

Pour cela, nous devons disposer d’un secteur privé fort, responsable et prospère.

Permettez-moi d’adresser un message particulier aux chefs d’entreprise présents parmi nous ce soir.

Je tiens à leur assurer mon soutien et celui de mes équipes.

La fin d’année 2019 a été particulièrement difficile pour bon nombre d’entre eux alors qu’ils sortaient tout juste la tête de l’eau de « l’après cyclone ».

Outre cette fin d’année perturbée, la vie de nos entreprises subit plus que quiconque, les difficultés d’exécution des chantiers de rénovation et d’embellissement dont j’ai parlé précédemment.

Une situation difficile à vivre pour vous comme pour nous, alors que dès le début de l’année 2018, nous nous sommes mis au travail pour concrétiser très rapidement notre ambition pour l’aménagement du territoire.

Je veux que vous sachiez que nous travaillons à marche forcée pour être enfin en capacité d’être réactifs sur l’éclairage public, l’état de la voirie ou encore l’embellissement des zones commerçantes.

J’ai conscience qu’il nous faut dialoguer davantage, vous expliquer ce que nous faisons et faire preuve de pédagogie,

Ceci afin de vous donner de la visibilité.

Malgré tout, nous ne serons pas attentistes.

J’ai demandé à mes services d’être rapidement opérationnels pour que tout ce que nous sommes en capacité de faire soit concrétisé dans les meilleurs délais.

Je veux d’abord répondre aux difficultés traversées par nos commerces.

Vous le savez, nous avons demandé aux entreprises de répondre à un sondage sur l’impact des mouvements sociaux de cette fin d’année.

Cette enquête s’est clôturée ce soir et j’invite une nouvelle fois les présidents d’association à nous communiquer toutes les informations chiffrées qu’ils peuvent récolter auprès de leurs adhérents.

 

Sur cette base, je réunirai mes services pour définir les modalités de notre soutien fiscal, financier ou juridique,

aux secteurs économiques les plus touchés.

 

En plus de ces mesures exceptionnelles, nous travaillerons sur 2 mesures en faveur de la sauvegarde du commerce dans les prochains mois :

 

  • Premièrement, nous insérerons dans le code de l’urbanisme la possibilité pour la Collectivité de préempter des fonds de commerce et baux commerciaux.

Nous aurons ainsi un meilleur suivi des transactions dans les zones commerciales et la possibilité d’intervenir par le droit de préemption, si nécessaire.

 

  • Ensuite, il nous faut inciter chacun à jouer son rôle dans le devenir de notre territoire.

La responsabilité de la redynamisation du centre-ville est partagée. Ainsi, les propriétaires de surfaces commerciales à l’abandon doivent prendre leurs responsabilités et participer eux aussi à la redynamisation de l’activité commerciale. Des réflexions sont en cours pour la mise en place de mesures incitatives fortes.

 

Une politique d’animation, aux côtés des commerçants, est un facteur fondamental à la fréquentation du cœur de ville, notamment par les touristes.

Le budget 2020 proposera des crédits budgétaires supplémentaires pour les animations commerciales, en plus d’un partenariat renforcé avec les associations de commerçants.

 

*********

À toutes les filières et les organismes socio-professionnels représentés ce soir, je vous propose une méthode de travail claire qui nous permettra d’avancer concrètement et plus sereinement :

la signature en 2020 de contrats de filière, élaborés ensemble.

Ces feuilles de route définiront le rôle de chacun, nos objectifs communs, les actions des uns et des autres et les crédits alloués.

Je veux que nous ayons, réciproquement, plus de visibilité sur ce que nous pouvons et voulons accomplir pour notre économie. 

Je sais également pouvoir compter sur le partenariat renouvelé, ces derniers mois avec la BPI, Atout France et la Caisse des Dépôts et consignations, pour nous accompagner, collectivement, dans nos réalisations. 

Aux acteurs du tourisme, je tenais à vous annoncer que je soumettrai au vote du Conseil territorial, le 28 février prochain, dans le cadre du budget primitif, une augmentation de la dotation pour la promotion de notre destination.

Je souhaite en effet une montée en puissance des actions de promotion et d’animation touristique du territoire à travers l’action de l’Office du tourisme.

Ce budget, conjugué avec la nouvelle marque de territoire attendue pour la fin d’année, qui fait l’objet d’un partenariat avec Atout France, nous permettra d’améliorer notre notoriété sur les marchés extérieurs.

Enfin, je suis heureux de vous annoncer que le Conseil exécutif m’a autorisé mercredi dernier à signer la convention « France Tourisme Ingénierie » avec Atout France et la Banque des Territoires pour faire avancer des projets structurants pour Saint-Martin,

dont la création d’un Hôtel-École, afin de former nos concitoyens aux métiers du tourisme d’excellence.

Nous bénéficierons ainsi de l’ingénierie de nos partenaires publics pour concrétiser dans les prochaines années ces projets. 

J’ajoute que 3 projets privés dans le domaine du tourisme pourront prétendre à cet accompagnement.

Nous lancerons un appel à candidature dans quelques mois.

Les porteurs de projet seront invités à candidater tant pour la création que le développement d’une activité.

Nous espérons pouvoir donner la chance à ceux qui veulent investir pour leur territoire de donner vie à leur projet dans les meilleures conditions.

Aux acteurs du nautisme, je tiens tout d’abord à les remercier, notamment l’association METIMER, pour leur participation active au salon NAUTIC à Paris en décembre dernier.

L’actualité ne m’a pas permis de m’y rendre mais je sais que la Collectivité y était représentée et nous avons pu apprécier votre souci de promouvoir le territoire.

Il nous reste bien des défis à relever ensemble.

Le retour de la pleine capacité de la marina Fort Louis en octobre prochain sera une première étape vers la relance de l’activité nautique à Saint-Martin.

J’espère que nous verrons dans ces prochains jours la résolution de nos difficultés sur la marina Port-La Royale.

Je ne doute pas qu’une issue est proche et que nous pourrons redonner vie à cet équipement, et je compte sur les propriétaires privés pour accomplir leur part…

Aux acteurs du numérique,

je compte sur notre bonne collaboration pour cette année autour 2 projets que nous mènerons main dans la main.

D’abord la finalisation du dossier de mutualisation pour l’enfouissement de la fibre optique sur lequel nous travaillons ensemble depuis plusieurs mois avec la Banque des Territoires.

Un partenariat inédit se dessine pour équiper Saint-Martin du Très Haut débit.

Enfin, nous nous retrouverons autour du schéma des usages et services numériques.

Je sais que vous attendez avec une certaine impatience le lancement de ces travaux collaboratifs qui donneront un sérieux coup d’accélérateur à la définition d’« un Saint-Martin 2.0 », un Saint-Martin pleinement connecté.

Aux acteurs de la pêche et de l’agriculture,

la structuration et l’accompagnement de vos filières se poursuivra en 2020.

Nous avons donné une première impulsion en fin d’année 2019 puisque le Conseil exécutif à voter la mise en place d’un dispositif d’aide à l’acquisition de nouveau navire pour les pêcheurs de Saint-Martin.

La Collectivité et l’Etat participent ainsi dorénavant au coût d’investissement à hauteur de 60%.

C’est une belle avancée pour la modernisation de vos outils productifs et l’amélioration de vos conditions de travail.

Nous attendons avec impatience la publication de l’appel à projet par les services de l’Etat pour la création du comité des pêches.

La Collectivité bien entendu y répondra favorablement et pourra enfin mettre en place un comité des pêches saint-martinois.

Nous sommes prêts !

Je ne doute pas que 2020 verra l’attribution des aides au titre du FEADER dont nous avons la gestion au niveau local.

La complexité des critères d’attribution a été un véritable frein à l’éligibilité des nombreux projets de nos agriculteurs et éleveurs.

Nos services sont parvenus à faire lever un certain nombre de restrictions auprès de l’autorité de gestion et à permettre un accompagnement des porteurs de projet par des experts.

Ces nouvelles mesures devraient débloquer bien des dossiers et vous permettre de bénéficier du soutien financier nécessaire.

 

Chers amis de Sint Maarten,

Le développement de Saint-Martin se fait aussi avec vous.

La coopération dans nos actions de développement est primordiale.

Tout d’abord parce que Saint-Martin est une île et que le développement de l’un ne va pas sans celui de l’autre.

Nos projets transfrontaliers portés par le programme européen FEDER-CTE 2014-2020, sont enfin en bonne voie de réalisation. Ils sont importants pour le cadre de vie de tous les habitants de l’île.

Par ailleurs, nous restons entièrement mobilisés sur la nécessité de créer un instance officielle conjointe :

le United Congress Saint-Martin/Sint Maarten, pour la prise de décision affectant nos deux territoires.

C’est essentiel à mes yeux parce que nous constatons chaque jour le vide juridique lorsqu’il s’agit d’avancer sur des préoccupations communes :

les alertes cycloniques – les questions de santé – l’éducation,

en sont des exemples concrets.

Voilà chers amis, les éléments de politique générale que je voulais porter à votre connaissance ce soir.

 

*************

2020 est une année charnière, qui doit nous permettre de concrétiser les projets initiés durant la première partie du mandat, et aussi de poursuivre nos réalisations jusqu’en 2022.

Nous sommes ensemble dans le même bateau, nous avançons dans la même direction pour la construction d’un Saint-Martin respectueux de nos valeurs, prospère et durable.

C’est ce pacte de confiance que je vous demande de porter à mes côtés et je sais pouvoir compter sur vous pour réussir ce défi.    

Je vous renouvelle mes vœux de santé, de bonheur et de prospérité

et vous souhaite à vous

et vos familles

une excellente année 2020.

Merci.





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