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Coopération

 

NOTE SUR LA COOPERATION

La Coopération cherchera à promouvoir la mutualisation des moyens et des hommes entre acteurs locaux de Saint-Martin et ceux des territoires voisins et du reste de la Grande Région Caraïbe en vue d'échange d'expériences par l'intermédiaire, soit de transfert de savoir-faire, soit de développement de projets communs et ce, dans le but d’améliorer les capacités d`action et les méthodes de travail des acteurs locaux en matière de développement économique, social, culturel et d’aboutir à des réalisations exemplaires de développement régional ou local qui répondent aux défis de la société moderne et qui peuvent servir de pilote dans la région pour la vulgarisation de bonnes pratiques.

Pour la Collectivité d’Outre-Mer (COM) de Saint-Martin, la coopération c’est l’opportunité pour elle, sur le fondement des dispositions de la loi organique qui régit son fonctionnement, d'instaurer des relations directes avec d’autres régions, européennes ou ne faisant pas partie de l’Europe. La coopération est un des biais par lequel la COM s'autonomise des administrations centrales, au-delà des frontières nationales et du fait de contiguïtés géographiques pour engager des projets de développement, d'échanges, d'aménagement...

Les actions communes qui découleront de ces actions de coopération viseront à déboucher  sur la mise en œuvre d'une logique politique, endogène conduisant à la constitution d'accords politico-institutionnels entre des collectivités territoriales. Ces accords reposeront sur la recherche d'une plus grande compétitivité économique d'espaces isolés d’une dynamique économique générale à laquelle ils s'intègrent.

Bien évidemment la première coopération qui nous intéresse aujourd’hui c’est celle avec la partie sud de l’île de Saint-Martin. Il devient urgent et nécessaire de la réactualiser, la relégitimer et la réadapter.

 

L’objectif que s’est fixée l’équipe dirigeante à la tête de la COM de Saint-Martin c’est de rénover l'accord de 1648, de lui conférer la légitimité politique et juridique contemporaine qui lui fait défaut et de doter cet accord des contenus qui permettront de mettre en œuvre conjointement et efficacement des solutions communes et solidaires à des problèmes communs et solidaires. Une fois dotée d'un accord de coopération rénové et légitimé, il conviendra pour la COM d'imaginer les méthodes et de mettre en place les moyens qui permettront de donner corps et réalités à la coopération entre Saint-Martin et Sint-Maarten, comme de garantir sa pérennité.

Dans un deuxième temps, la coopération c’est également l’intégration de Saint-Martin dans son environnement régional, sa prise de participation effective à la construction de la Grande Caraïbe, notamment au sein des organisations régionales telles l’OECO (Organisation des Etats de la Caraïbe Orientale) et la CARICOM (Marché unique de la Caraïbe). La Collectivité de Saint-Martin a demandé l’accord de l'État, conformément aux dispositions de la loi organique, notamment L’article LO 6351-17, pour siéger en tant que membre associé au sein des organisations politiques de la Caraïbe.

Au-delà de tous ces effets d'annonce et de l'aspect symbolique de la chose, qu'en est-il réellement des opportunités que ces organisations ont à offrir aux Départements français d'Amérique ?

REJOINDRE LES ORGANISATIONS REGIONALES SORTIRAIT SAINT MARTIN DE L'ISOLEMENT

La Grande Caraïbe c’est un marché d'un peu plus de 16 millions d'habitants et pourtant les échanges commerciaux entre les pays de la CARICOM et les DFA sont très faibles.

Selon Ralph Gonsalves, Premier ministre de St. Vincent et les Grenadines et président de la Haute Autorité de l'OECO, « les DFA peuvent tirer profit de leur adhésion à ces doivent tirer profit de ces institutions dans les domaines du tourisme, des transports, et de la circulation des personnes en termes d'investissements, de culture, d'éducation, de sport et d'opportunités économiques ».

LES ORGANISATIONS REGIONALES REPRESENTENT UN LIEU D'ÉCHANGES

Avec des problématiques communes notamment dans les secteurs de la pêche, de l'enclavement aérien ou encore des énergies renouvelables, ces instances sont les lieux privilégiés pour participer aux discussions et mettre en œuvre des projets, afin de trouver ensemble des solutions à ces problèmes. La Dominique a d'ores et déjà prévu, en matière d'énergies renouvelables, de partager ses ressources naturelles dans le cadre d'un projet géothermique avec la Guadeloupe et la Martinique. Ce projet consisterait à réduire la dépendance au pétrole en matière d'électricité, et de diminuer vraisemblablement le prix de l'électricité pour les citoyens. Il est donc facile d’imaginer que St. Martin, St Maarten, St Barthélemy et Anguilla réfléchissent ensemble sur les alternatives en matière d’énergies nouvelles.

Bien qu'une coopération dite « par le bas » a été mise en place depuis longtemps grâce au travail des associations, l'adhésion à ces trois grandes organisations politiques, va offrir un nouveau champ de perspectives aux îles françaises de la Caraïbe. Même si cela ne changera pas fondamentalement le quotidien des populations, cela permettra au moins de se sentir mieux inséré politiquement et de participer au développement de la région Caraïbe. (Je veux renvoyer à des concepts développés par Aimé Césaire et Edouard Glissant dans leurs nombreux écrits).

Serge LETCHIMY, Président de la Région Martinique : «  La coopération c'est la possibilité pour nous de négocier en face à face sur des stratégies de développement économique. Cela nous permettra de mettre en place avec les pays de la Caraïbe des relations conjointes d'investissement et d'élaborer par exemple des politiques de transport maritime et aérien, ou d'assurer une cohésion en matière de politique de la pêche ».

Madame BOREL-LINCERTIN, Présidente de la Région Guadeloupe : « La coopération doit générer des opportunités accrues en termes d'études, d'emplois, d'échanges scientifiques, de collaboration de toutes sortes. Les enjeux qu’elle génère sont de quatre ordres : les enjeux sociaux, culturels, économiques et politiques »…D'un point de vue social, nous sommes confrontés à des vagues migratoires maîtrisées mais aussi clandestines. Nous estimons que la Région Guadeloupe doit pouvoir participer aux discussions qui engagent son territoire en la matière, même s'il s'agit d'une compétence régalienne.

 

Pour conclure, la coopération cherche également à amplifier les échanges  et cela passe par une consolidation des infrastructures de désenclavement, et la mise en place d’une vraie plateforme d'échanges. Il faut faire tomber les murs, et le premier à faire tomber est celui de la psychologie. On est dans un assujettissement intellectuel surprenant même après la décolonisation, et il faut sortir de cet esclavage de mentalité et de dépendance. C'est le développement local endogène qui va prévaloir et cela passe par des relations et une coopération Sud/Sud, dans lesquelles chacun d’entre nous est appelé à s’investir. (Serge LETCHIMY)

 

 

 

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